Evénements de 2010
- 28 février : La tempête Xynthia endeuille la Vendée à l’Aiguillon sur Mer et à La Faute sur Mer. La mer a également envahi le marais de la vallée du Payré qui est totalement « blanc », c'est-à-dire recouvert d’eau salée jusqu’à 40 cm dans les cabanes les plus proches de la future route (traces encore visibles). Ce jour là, les marais ont parfaitement joué leur rôle de tampons protecteurs mais qu’en sera-t-il après la construction de la route lors d’autres évènements climatiques exceptionnels tels qu’annoncés par nos scientifiques ? Nous ne voulons pas faire de catastrophisme, mais en tout état de cause, prudence n’est-elle pas mère de sûreté ?
1) « Là où la mer est venue, la mer reviendra. La cuvette de la Faute sur mer, épicentre de la tragédie Xynthia, doit être immédiatement restituée à sa vocation naturelle de marais, de parc végétal » … « En tant que président du Conseil Général de la Vendée, avec ma responsabilité morale, sans avoir le contrôle juridique, je demande solennellement aux communes en bordure de mer qu’elles mettent fin à l’urbanisation galopante du littoral » déclarait il y a peu Monsieur de Villiers, Président du Conseil Général de la Vendée.
Il faut savoir que les bateaux de Richard Cœur de Lion remontaient jusqu’au château de Talmont en empruntant le chenal sur lequel doit passer la route. Construit sur une hauteur, le caractère défensif du dit château actuellement en plein centre bourg, se voyait, en ce temps là, renforcé par le fait que l'Océan Atlantique baignait ses douves deux fois par jour (cf. Wikipédia).
2) Par ailleurs, notre commune est classée en risque majeur 1 d’inondation terrestre (risque le plus élevé avec enjeux humains) en raison des barrages de Finfarine et de Sorin, situé en amont du bourg. Le dossier officiel peut être consulté à l’adresse électronique du site gouvernemental : Cliquez ici. S’il y a un lâcher d’eau, le cœur de la ville sera inondé et la route ne pourrait que faire digue, empêchant l’eau de s’évacuer rapidement vers la mer. En revanche, une route au Nord ralentirait cette inondation terrestre.
- Début mai : Pour autant,refusant l’évidence du classement de la vallée du Payré en zone ND L146-6 et les décisions de justice en attente, en totale contradiction avec les propos tenus par Monsieur le Président du Conseil Général de la Vendée, et surtout sans bon sens, la commune de Talmont et le Conseil Général passent en force : les travaux progressent et touchent la zone protégée. Cyniquement, on peut entendre de ci de là : « Bof, quand la justice rendra son jugement, il y aura longtemps que les voitures passeront sur la route. Tout cela finira comme pour le pont de l’île de Ré, on ne détruira pas ce qui a été construit ».
- Nous sommes toujours dans l’attente des décisions de la justice. Pour rappel, le jeudi 9 mars 2006, dans « Les Sables Vendée journal », le responsable du plan routier départemental précisait « les travaux pourront démarrer lorsque toutes les barrières juridiques seront levées ». Alors pourquoi ce passage en force ?
Nous demandons que les actes du Conseil Général de la Vendée soient en accord avec ses déclarations médiatiques. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.